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Affichage des articles du juillet, 2026

Le tiers qui soigne...

Entre le soignant et le malade, le tiers qui soigne... Il y a, au cœur de tout soin, une scène que l'on croit connaître et que l'on regarde pourtant à peine : d'un côté celui qui soigne, de l'autre celui qui est malade. Deux figures posées face à face comme le noir et le blanc d'un damier. On croit que tout se joue dans cette opposition : le savoir d'un côté, la souffrance de l'autre ; la blouse d'un côté, le lit de l'autre. Comme si la santé et la maladie étaient deux territoires séparés par une frontière nette, et qu'il suffisait de passer de l'un à l'autre. Mais cette frontière est une illusion. Nul n'est soignant d'un seul bloc, nul n'est malade tout entier. Celui qui soigne porte en lui ses propres fragilités, ses nuits, ses peurs ; celui qui est malade garde sa force, sa dignité, sa part vivante et debout. Vouloir effacer cette dualité, prétendre que le soignant serait pure lumière et le malade pure ombre, c'est trah...

Le soignant dans le labyrinthe

 À la recherche de la lumière : le soignant face à la paperasse Il y a deux métiers dans la vie d'un infirmier libéral. Le premier, celui que j'ai choisi à vingt ans, c'est le patient : la porte qui s'ouvre le matin, la main qu'on prend, le mot qu'on dit à celui qui a passé une mauvaise nuit. Le second, dont personne ne parle quand on débute, c'est l'administratif. Et c'est de celui-là que je veux parler, sans amertume mais sans naïveté. Car derrière la blouse, il y a un chef d'entreprise. Nous sommes des entrepreneurs individuels, avec tout ce que cela suppose de comptabilité, de cotisations et de déclarations. Notre cœur de métier, c'est le soin. Mais notre quotidien réel, c'est aussi un bureau et une pile de courriers qui ne se vide jamais. Une nomenclature comme un labyrinthe La facturation, d'abord. L'infirmier travaille avec une nomenclature qui lui est propre, la NGAP : illisible pour qui n'a pas appris à la déc...